Nonviolent Communication : A Language of Life, by Marshall B. Rosenberg (fr)


Il y a environ deux ans, mes collègues de travail et moi-même avons eu droit à une formation en communication non-violente. Durant cette journée bien remplie, nous avons entendu le nom de Marshall B. Rosenberg à environ douze mille reprises, ce qui témoigne de l’importance de cet homme dans la conception de cette méthode de communication. Je me suis donc dit, avant la rentrée scolaire, qu’il était temps de me remémorer certains des préceptes de la communication non-violente.

Ce qui fascine le plus avec la communication non-violente est sa grande simplicité, du moins en théorie. Les principes de base sont très faciles à comprendre et à expliquer, au point tel qu’ils apparaitraient à plusieurs comme du simple “bon sens”. Les appliquer, cependant, est une toute autre histoire. Cela requiert des changements assez importants et parfois contre-intuitifs, surtout dans le langage employé selon les situations.

Les composantes de la méthodologie sont les suivantes : l’observation, les sentiments, les besoins et les requêtes. Une simple introduction suffit à saisir en partie la valeur de ces composantes. Une étude un peu plus poussée, appuyée par des exemples de la vie de l’auteur, les rend encore plus palpables. C’est nécessaire, selon moi, car il est vrai qu’à certains moments, cette méthodologie m’a semblé privilégier la forme plutôt que le fond, alors que ce n’est pas le cas. Le fond demeure l’essentiel, mais une forme plus adaptée lui permet de trouver un auditeur plus réceptif.

We are led to express ourselves with honesty and clarity, while simultaneously paying others a respectful and empathic attention. In any exchange, we come to hear our own deeper needs and those of others.

La deuxième moitié du livre se concentre sur les différentes applications selon les situations rencontrées – les résolutions de conflits, en bref. Il y a ici trois dimensions : l’empathie envers soi-même, recevoir l’autre avec empathie et s’exprimer honnêtement. Encore une fois, tout semble assez évident au premier coup d’oeil. Les exemples donnés apportent des précisions qui témoignent du vrai potentiel de cette méthode.

This is a crucial stage in conflict resolution. We must not assume that when one party expresses a need clearly, that the other party hears it accurately.

Il y a quelques années, j’ai lu un livre qui défendait, entre autres, la notion suivante : chacun est responsable de ses propres émotions, et jamais celle des autres. Rosenberg reprend cette idée. En fait, sa méthode précède l’autre ouvrage de plusieurs décennies, alors c’est probablement l’inverse! Bref, il explique la différence très importance entre le stimuli et la cause de nos émotions. Une situation externe peut être un stimuli, mais n’est jamais la cause de nos émotions. Dans ses mots : “We see that our feelings result from how we choose to receive what others say and do, as well as from our particular needs and expectations in that moment. With this third component, we are led to accept responsibility for what we do to generate our own feelings.” Si nous changeons notre perspective, cela donne : “Taking responsibility for the feelings of others can be very detrimental to intimate relationships.

Le mot d’ordre, pour que cette méthode fasse son effet, est la patience. C’est sûrement pour cette raison que je me suis senti interpellé par cet ouvrage. J’ai longtemps défendu que la patience était une vertu d’une importance capitale dans les relations interpersonnelles. De plus, bien que je sois considéré comme une personne patiente par mon entourage, il m’arrive souvent de faire preuve d’impatience. Les outils de Rosenberg sont très appréciés!

En bref, la communication non-violente telle que présentée par Marshall B. Rosenberg a fait ses preuves à travers le temps. Quiconque doit interagir avec plusieurs autres personnes dans son quotidien gagnerait à intégrer ces outils à son bagage professionnel et/ou personnel. Une brève recherche en ligne m’indique qu’il existe un paquet de ressources gratuites, allez y jeter un coup d’oeil!


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